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Avec 34 % de la consommation finale régionale d'énergie, l'industrie wallonne reste très énergivore en 2009. Le début des années 80 a pourtant été marqué par une chute spectaculaire des consommations industrielles (moins 20%) causés par les profondes restructurations de la sidérurgie. De la moitié des années 80 jusqu'à la fin des années 90, la consommation énergétique industrielle est restée relativement stable, autour des 6 Mtep (Millions de tonnes d'équivalent pétrole). Depuis 2001, on note une baisse sensible de la consommation industrielle due, entre autres, à des fermetures d'outils comme l'arrêt progressif de la phase à chaud de la sidérurgie liégeoise. L'année 2009 est marqué par la crise économique qui avait débuté en 2008. On assiste alors un effondrement de l'activité industrielle et en particulier de la sidérugie (-33% par rapport à 2008). La consommation finale de l'industrie s'élève alors en 2009 à et à la crise économique de 2008. En 2009, la consommation finale de l'industrie s'élève à 3.7 Mtep. |
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En 2009, la sidérurgie ne représente plus que 16 % des consommations totales d'énergie de l'industrie dépassée maintenant par le secteur de minéraux non métalliques et par la chimie Autre fait marquant, la facture énergétique de lindustrie wallonne. Elle a baissé fortement en 1986, à la suite du contre-choc pétrolier. Après une période relativement longue de prix peu élevés, ceux-ci ont tendance à progresser à nouveau jusqu'en 2008. En 2009, la baisse des prix des énergies conjuguée à la chute de consommation due à la crise économique ont fait chuter la facture énergétique de l'industrie à 1,6 milliards d'Euros (-34% par rapport à 2008). |
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Que consomme l'industrie wallonne ? Si on la compare à ses voisins européens, elle est particulièrement gourmande en combustibles solides avec, en 2008, 28% de charbon, coke et gaz dérivés. Les hauts-fourneaux sur lesquels la sidérurgie wallonne s'est développée, expliquent en grande partie ces chiffres impressionants. Autre spécificité, le part relativement faible de l'électricité dans la consommation énergétique finale de lindustrie, 18% en 2008. Elle est pourtant aujourd'hui en pleine croissance et devrait rattraper le niveau de la moyenne européenne. En 2009, suite à la crise économique et l'effondrement de la sidérurgie, ces pourcentages sont bouleversés. Les combustibles solides ne repésentent plus que 15% et l'électricité grimpe à 25% de la consommation énergétique finale. Globalement, durant les deux dernières décennies, le gaz et l'électricité ont eu tendance à croître alors que la consommation de charbon a diminué. |
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La figure ci-contre établit sans conteste que les industriels sont quelque peu épargnés dans la facture totale malgré leur forte consommation énergétique. Ce n'est pas le cas du secteur résidentiel ni celui du transport des marchandises et des personnes. Pour 34% de l'énergie finale qu'elle a consommée en 2009, l'industrie paye 18% de la note, soit 1,6 milliards d'Euros. En 2009, le gaz naturel est le premier vecteur énergétique consommé par l'industrie avec 32% du total (pour une facture estimée à 35% du total). L'électricité a représenté 23% des consommations et 46% de la facture. |
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Haut-fourneau de Cockerill Sambre à Ougrée (Source photo J. Vandecan - Cockerill Sambre) |
Les 158 entreprises wallonnes les plus énergivores La carte permet de localiser avec précision les entreprises industrielles wallonnes jouant un rôle déterminant en matière de consommation industrielle, en précisant leur secteur dactivité . À elles seules, ces 158 industries totalisent 90% des consommations industrielles dénergie de la région.
La géographie industrielle de la Wallonie et ses fortes consommations énergétiques trouvent leur origine dans le développement des charbonnages, dont le dernier a fermé ses portes en 1987. Jusquaux années 60, ils servirent de trame à la plupart des implantations des grosses entreprises industrielles soucieuses de trouver dans leur environnement immédiat une source d'énergie abondante et relativement bon marché.
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Auto-production : facilité industrielle La carte des gros consommateurs industriels serait incomplète sans y faire figurer la dizaine dentreprises qui auto-produisent tout ou partie de leurs besoins électriques. Lauto-production permet à certaines industries d'améliorer le rendement énergétique de leur cycle de production. Il s'agit en général de cogénération. L'entreprise produit alors simultanément électricité et chaleur, soit en consommant du gaz naturel ou du fuel, soit en brûlant des déchets organiques comme du bois ou des biogaz, soit encore en ayant recours à des sous-produits issus des processus industriels eux-mêmes. Cest le cas des gaz de hauts-fourneaux et des gaz de cokerie. Atteignant quelques 1 490 GWh en 2009, lauto-production d'électricité représente 15 % de la consommation électrique industrielle. Elle concerne essentiellement quatre grands secteurs.
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Au top des consommateurs européens Avec 34% de la consommation finale d'énergie, l'industrie wallonne conserve un profil très énergivore en comparaison de la moyenne des pays de l'Union européenne (30%). La consommation annuelle du secteur industriel par habitant est l'une des plus élevées d'Europe. Ainsi en 2009, la consommation industrielle par habitant atteint près de 12 MWh en Wallonie, alors que pour la même année, la moyenne de l'UE (27) se monte à 9 MWh.
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