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Le paysage wallon de la production électrique reste, aujourd'hui encore, dominé par le nucléaire. Près de 75 % de la production délectricité wallonne provient des trois réacteurs nucléaires de la centrale de Tihange, soit une production de 23 150 GWh en 2007. Le solde de la production délectricité est réalisé par de nombreuses unités, diversifiées tant par les procédés de production (TGV, thermique, hydraulique, de secours, cogénération, ) que par les capacités de production. Dans la production non nucléaire aussi, certains poids lourds dominent. La production des nouvelles TGV de Seraing et de Saint Ghislain se monte à un peu plus de 4 400 GWh en 2007. En vingt-cinq ans, le parc des centrales électriques a fortement évolué. Deux tendances majeures émergent : D'une part, les années 80 ont été marquées par lentrée en force du nucléaire dans la production électrique. Le démarrage de Tihange 2 en 1983 et de Tihange 3 en 1986 fait passer la production électrique dorigine nucléaire en Wallonie de 4 400GWh en 1976 à près de 21 400 GWh en 1990 et 23 150 GWh en 2007. D'autre part, avec le lancement à Seraing en 1994, puis à Saint-Ghislain en 1998, les TGV constituent linnovation des années 90 intronisant le gaz naturel comme vecteur énergétique de choix devant les combustibles solides. Ces centrales ont remplacé une série d'anciennes centrales au charbon, telles les tranches 1-2-3 des Awirs, Marchienne, Baudour et Bressoux. Enfin, on note depuis quelques années, la montée en puissance de la production électrique d'origine renouvelable, que ce soit via un nombre sans cesse croissant d'éoliennes ou par un recours accru à la biomasse. Une ancienne tranche de la centrale des Awirs a ainsi été convertie pour ne plus brûler que des pellets de bois importés. Le photovoltaïque, quant à lui, démarre seulement son développement et ne représente encore qu'une part extrêmement faible de la production électrique wallonne. |
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En Belgique et plus encore en Wallonie, la production électrique nette dorigine nucléaire a été marquée par une forte croissance durant les années 80. Toutefois, laccident de Tchernobyl de 1986 a entraîné le gel de tout nouveau projet de construction. Lannée 1986, fut dailleurs, concours de circonstances, également marquée par le démarrage de Tihange 3, troisième réacteur nucléaire en Région wallonne. Ce nest quen 1988, suite au moratoire belge sur le développement de la production nucléaire, que la production se stabilise pour repartir à la hausse au milieu des années 90, grâce à laugmentation de puissance unitaire des différents réacteurs. Enfin, début 2002, le Gouvernement fédéral a pris la décision d'arrêter les différentes centrales nucléaires dès qu'elles auront atteint l'âge de 40 ans, soit entre 2015 et 2025. Actuellement (début 2009), l'avenir de la filière nucléaire est toujours en discussion quant savoir s'il faut ou non l'arrêter définitivement ou encore s'il faut prolonger l'exploitation de quelques années le temps de mettre en place les moyens de production alternatifs. Cela étant, au cours de lannée 2007, la production belge délectricité dorigine nucléaire a atteint 44 900 GWh. Ce qui, au niveau wallon, correspond à 23 150 GWh. |
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Très visible sur la carte, la centrale de Coo dispose d'une puissance installée impressionnante de 1164 MW si on la compare aux autres unités hydroélectriques qui sont beaucoup plus petites (entre 0,1 et 18 MW). Mais à la différence des autres centrales hydrauliques classiques, la centrale de Coo est équipée d'une turbine hydraulique et d'une unité de pompage d'eau. Son rôle est étroitement lié à celui de Tihange. Les réacteurs nucléaires ne pouvant pas suivre les variations de demande du réseau électrique, ils doivent maintenir leur production au dessus dun niveau incompressible. Pendant les creux de demande électrique, lénergie électrique d'origine nucléaire est "stockée" en accumulant de l'eau pompée du bassin inférieur vers le bassin supérieur de Coo pour être restituée au moment des pointes de consommation ou en cas de problème technique sur dautres unités de production.
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Même si elles sont en forte croissance, les énergies renouvelables restent marginales dans la production électrique. Elles commencent à peser dans le panier 'électrique' puisqu'elles représentent désormais plus de 6% de la consommation délectricité en 2007. Le décret sur la libéralisation du marché de lélectricité devrait modifier sensiblement cette situation. En effet, à lhorizon 2010, il est prévu que 23 % de la production électrique wallonne sera verte (renouvelable ou cogénération de qualité). C'est un défi considérable que devrait faciliter la mise en place du système des certificats verts. Actuellement, l'essentiel de la production électrique d'origine renouvelable est le fait des centrales hydrauliques et de certaines installations thermiques utilisant la biomasse comme énergie primaire. Notons toutefois que le système des certificats verts commencent à porter réellement ses fruits et que les chiffres de production électrique renouvelable montrent une progression constante. A partir de 2005, on peut ainsi compter sur de nombreuses installations éoliennes et sur la reconversion de la tranche 4 des Awirs qui brûle, depuis septembre de cette même année, uniquement des granulés de bois. |
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Situées principalement le long du sillon Sambre et Meuse, les centrales les plus puissantes (TGV, thermiques classiques, ) hors nucléaires sont alimentées majoritairement par du gaz naturel (vecteur en pleine croissance), des combustibles solides comme le charbon (vecteur en décroissance) et pour une part marginale des combustibles liquides, comme le fuel lourd. En 10 ans, on a assisté à un basculement complet des sources dapprovisionnement des centrales à combustibles fossiles.En 2007, le charbon n'est plus à l'origine que de 1.2 % de la production électrique wallonne alors que le gaz naturel se hisse à 19% (l'essentiel du solde, faut-il le rappler est d'origine nucléaire). |
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Kyoto, sortie du nucléaire et consommation croissante : une trilogie infernale La demande électrique est en hausse depuis le début de l'électrification du pays. Le nucléaire était une réponse à cette croissance des consommations. En mars 2002, le Gouvernement fédéral a décidé larrêt de la filière nucléaire entre 2015 et 2025 soit quand les centrales auront atteint lâge de 40 ans (pour en savoir plus, voir la déclaration officielle du gouvernement fédéral relative à l'abandon progressif de l'énergie nucléaire par la Belgique). Comme cette technologie német pas de CO2, réussir la sortie du nucléaire tout en respectant les exigences du Protocole de Kyoto représente un défi majeur. Il ne pourra être atteint sans réduire nos consommations globales dénergie. Cela demandera à tous les acteurs dagir, chacun à leur niveau (Voir aussi le Plan pour la maîtrise durable de lénergie fichier au format d'échange Acrobat, 600 Kb). Logique financière du nucléaire Les centrales nucléaires coûtent cher en investissement de départ mais une fois amorties, elles produisent de lélectricité à un tarif intéressant et concurrentiel. La montée en puissance du gaz naturel dans la production électrique par les TGV est un fait incontestable. Toujours émettrices de gaz à effet de serre bien que dans une moindre mesure que les technologies au charbon, elles ne permettent de répondre que temporairement aux exigences de Kyoto. La hausse de la consommation aura tôt fait deffacer le gain en émissions de CO2 quelles auront permis de réaliser. De plus, l'engouement pour ce combustible, importé de Norvège, dAlgérie, des Pays Bas et bientôt de lex-URSS, ne renforce ni le degré d'indépendance énergétique, ni la sécurité d'approvisionnement de la Wallonie, de la Belgique et de lEurope (Voir aussi le "Livre vert" fichier au format d'échange Acrobat, 1,1 Mb de la Commission). Le risque dun choc gazier, au même titre que ce qui sest passé dans les années septante avec le pétrole, existe, et la certitude dune hausse structurelle des prix du gaz naturel se renforce de jour en jour. Dans ce contexte, le charbon offre-t-il plus davenir ? Combustible aux réserves considérables, la pollution dont il est responsable serait nettement " maîtrisable", si comme en rêve certains il était possible, à une échelle industrielle, de capter et de stocker le CO2 produit lors de sa combustion. Mais aujourdhui, les centrales électriques et quelques grosses industries seraient les seuls endroits où ce combustible abondant, relativement bon marché et dont le transport nimplique aucun risque de marée noire pourrait être brûlé dans des conditions environnementales satisfaisantes (stockage du CO2 mais aussi désulfuration des fumées,...). La nécessaire montée en puissance du renouvelable Une chose est sûre, un jour ou l'autre l'homme ne pourra plus compter que sur le flux solaire pour répondre à ses besoins énergétiques. Les réserves de pétrole et de gaz naturel sont (ou seront prochainement) déclinantes. L'uranium et le charbon ne seront pas inépuisables non plus et leur utilisation massive poserait de colossaux problèmes environnementaux ou de sécurité. Dès lors, c'est bien l'énergie solaire, sous toutes ses formes, qui devra prendre le relais. Qu'il s'agisse de la biomasse, des éoliennes ou encore des panneaux photovoltaïques. D'ici là, des grands efforts de recherches et des investissements considérables devront être réalisés pour rendre viables ces solutions qui, elles, seront résolument durables.
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